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Centrale éolienne

Centrale éolienne

L’énergie éolienne (du mot grec Eole, le Dieu du vent) est l’énergie produite par l’énergie cinétique vent.

Autrefois utilisée par les moulins ou par certains modes de déplacements maritimes, l’énergie éolienne dans son approche actuelle a démarré en France en 1958, à Nogent-le-roi[1]. Aujourd’hui, plus de 10 000 MWc ont été installés sur le territoire, générant près de 12 500 emplois directs[2]

Comment ça marche ?

Le fonctionnement d’une éolienne est particulièrement simple. Trois pales portées par un rotor sont placées en haut d’un mât. La nacelle qui fixe l’ensemble abrite un générateur. En tournant, les pales permettent de transformer l’énergie du vent en énergie mécanique. Le générateur transforme à son tour cette énergie mécanique en une énergie électrique. L’électricité éolienne est dirigée vers le réseau électrique ou vers des batteries de stockage d’électricité. L’électricité ainsi produite est une électricité dite de “basse tension” (entre 400 et 700 volts) qui doit être traitée par un transformateur afin d’être augmentée à 20 000 volts en vue de son injection dans le réseau national.

Une énergie propre, gratuite et disponible partout

Une éolienne permet de produire de l’électricité grâce à l’action du vent. L’énergie cinétique du vent est disponible sur toute la planète, inépuisable et surtout, ne produit aucun déchet. En effet, une éolienne en fin de vie peut presque être recyclée en intégralité.

Les parcs éoliens sont placés sur les sites où le vent, fort et régulier, leur assure un bon rendement comme sur les hauteurs des collines ou au bord de la mer. En France, ces sites peuvent être sur le sol terrestre ou offshore, autrement dit : au large des côtes, en mer. Les éoliennes implantées dans l’eau ont le même fonctionnement mais ont été spécialement pensées pour résister aux très fortes contraintes que sont la corrosion et les agressions mécaniques (vagues, tempêtes...etc).

Exploitation et distribution

Les éoliennes ne produisent pas d’électricité en continu. Ainsi, leur production discontinue ne s’adapte pas forcément à la demande, d’où la nécessité de développer des mixes énergétiques avec les autres énergies renouvelables et le besoin de mettre en oeuvre des réseaux intelligents (smart grid), pouvant absorber et gérer les flux.

Pour récupérer l’énergie produite, il est donc indispensable d’installer un réseau électrique à proximité directe. On peut alors raccorder les parcs éoliens à un réseau de transport Haute ou Très Haute Tension ou au réseau de distribution Moyenne Tension.

Enjeux et avenir de l’éolien en France

La France possède le deuxième gisement éolien européen après la Grande Bretagne. C’est donc une richesse naturelle de notre territoire que nous pouvons abondamment utiliser.

Nécessaire pour réduire efficacement nos émissions de gaz à effet de serre, l’énergie renouvelable éolienne devrait être considérablement développée dans les années à venir. Selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement, elle devrait proposer une puissance de 25 000 MW d’ici l’année 2020, dont 6 000 MW en éolien offshore.

La dynamique du développement actuel des parcs éoliens devrait permettre de se rapprocher de ces estimations et devrait aller de pair avec le lancement de nouveaux modèles d’éoliennes pouvant fonctionner avec des vents dépassant les 200 km/h (les modèles actuels étant bridés par vents trop forts : 90 à 126 km/h).


[1] Voir site internet eolienne.carvey.org

[2] Voir baromètre Eurobserv’er 2016

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