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Enerfip - jeudi 03 août 2017

 

Les consommateurs qui décident de se mettre au vert en installant des panneaux solaires photovoltaïques sur leur toit ou dans leur jardin ont le choix : ils peuvent revendre l’énergie produite à un fournisseur d’énergie qui a l’obligation de la racheter ou la consommer directement et exclusivement pour leurs besoins personnels. C’est l’autoconsommation, ce nouveau mode de consommation eco-responsable. Quels sont les avantages et les enjeux ? Les risques et les inconvénients ? Explications.

L’autoconsommation en bref

L’autoconsommation, certains la pensent rentable, d’autres non. L’autoconsommation consiste à devenir son propre producteur et vendeur d’électricité. Dans un contexte économique de hausse continue des prix de l’électricité, certains y voient LA solution pour réduire leur facture, d’autres affirment qu’elle s'imposera nécessairement dans un futur proche malgré son prix (matériel, installation et rendement) encore élevé.  

L'indépendance énergétique, une nécessité en site isolé, déconnecté du réseau électrique national. Aussi pour un certain nombre de personnes, c'est un acte militant de ne pas être dépendant d'une énergie soit carbonée ou nucléaire. Et aussi une forme d’émancipation, une prise de distance avec les entreprises en situation de monopole sur l’énergie, comme EDF. Pourtant, au final, les installations solaires en autoconsommation sont encore très peu nombreuses en France chez les particuliers : à peine 5.000 foyers auraient franchi le pas.

Pourquoi si peu d'enthousiasme ? Outre les prix d’achat et de pose des panneaux solaires qui freinent bon nombre de consommateurs et ce, malgré les aides de l’État, c’est la démarche de revente qui constitue l’obstacle majeur. Les tarifs de rachat sont, certes, intéressants (23,2 cts€/kWh pour une puissance de moins de 3 kwc et 20,4 cts€/kWh pour une puissance inférieure à 9 kwc) mais la lourdeur des démarches, les délais, la facturation et la lenteur du traitement du dossier sont bien souvent dissuasives.

À l’heure actuelle, seuls deux fournisseurs d’énergie en France sont autorisés à racheter l’électricité produite en autoconsommation par les particuliers : EDF et Enercoop.

Comment ça fonctionne au juste ?

Tout producteur d’électricité solaire photovoltaïque souhaitant la revendre doit signer un contrat avec l’un des deux fournisseurs mentionnés ci-dessus. Le rendement d'une installation photovoltaïque dépend de la situation géographique, du taux d'ensoleillement (il est plus rentable d’être producteur d’électricité à Antibes qu’à Quimper…) et de la géométrie des capteurs. Une toiture à inclinaison faible et orientée plein sud aura un rendement optimal. Il faut également demander le raccordement de son logement au réseau auprès d'Enedis, qui s’occupe des travaux.

Les panneaux solaires photovoltaïques sont composés de cellules photovoltaïques. Des composants électroniques capables de produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire, et ce, grâce à des matériaux semi-conducteurs. Lorsqu’ils reçoivent un rayonnement solaire, les photons de la lumière du soleil transmettent leur énergie aux électrons des semi-conducteurs qui génèrent alors une tension électrique. Actuellement, le matériau le plus utilisé est le silicium, obtenu à partir… de sable !

Consommer ou revendre ?

C’est la question qui fait débat : produire de l'électricité avec des panneaux photovoltaïques pour la revendre ou bien la consommer pour ses propres besoins ? Si actuellement, le prix de revente de l’électricité à l’EDF est plus intéressant que celui que nous payons à EDF pour un kWh d’électricité (environ 0,14990e TTC), au vu de la hausse croissante des prix de l’électricité (notamment des tarifs réglementés), cette rentabilité risque de ne pas durer. La tendance 2017 pencherait donc plus vers la consommation de l’électricité produite pour ses propres besoins.

 

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